les origines
du cheval de Przewalski
“Takh”, qui signifie “cheval sauvage”, est le nom mongol donné au cheval de Przewalski, dont il est originaire.
Le cheval de Przewalski (Equus ferus przewalskii) et le cheval domestique (Equus ferus caballus) sont les deux seules sous-espèces de chevaux au monde. Elles sont des sous-espèces car elles peuvent se reproduire entre elles et les poulains, hybrides, sont viables et fertiles.
Le cheval de Przewalski se distingue de son cousin domestique sur le plan génétique par une paire de chromosomes en plus (66 contre 64). Sur le plan morphologique, il présente plusieurs caractéristiques montrées ci-dessous :
Ce cheval, connu depuis toujours des Mongols sous le nom de takh, obtient cet autre nom à la fin du XIX° siècle. En effet, l’explorateur polonais Nicolaï Przewalski en rapporta une peau et un crâne à des biologistes occidentaux, qui le décrirent et le nommèrent Equus ferus Przewalskii. Capturé et chassé par les occidentaux entre le XIXème et le début du XXème siècle pour être exposé dans des zoos et museums, il s’éteint à l’état sauvage au milieu du XX° siècle, ne vivant plus qu’en captivité.
C’est dans ce contexte qu’en 1990, l’association pour le cheval de Przewlaski : TAKH voit le jour et que, 3 ans plus tard, 11 chevaux de Przewalski nés en zoo arrivent sur le Causse Méjean.
la réintroduction
en Mongolie
Dans l’objectif de ré-établir une population viable et autonome de chevaux de Przewalski en Mongolie, TAKH assure depuis 1993 la gestion de ce troupeau en semi-liberté au Villaret (en France) afin de réacclimater les individus à la vie sauvage et augmenter les chances de succès de leur réintroduction.
En 2004 et 2005, 2 transports ont été organisés pour réintroduire un total de 22 chevaux dans leur domaine vital historique, la Mongolie.
Le transport comporta quatre étapes :
1.
Les chevaux furent chargés dans des caisses individuelles au Villaret puis emmenés par camion à l’aéroport de Nîmes. Le placement des individus dans ce transport et les suivants tint compte des affinités entre individus.
2.
Un avion-cargo les transporta jusqu’à Khovd, une ville située à 1000 km à l’ouest de la capitale
3.
Un avion de ligne, plus petit, transporta ensuite les animaux jusqu’au sud de Khomyn Tal, atterrissant directement sur la steppe.
4.
Un camion transporta enfin les chevaux jusqu’au site de lâcher, à Seer. Une clôture fut montée pour laisser les animaux s’acclimater à leur nouvel habitat de manière contrôlée (trouver des points d’eau et abris contre vent et insectes).
Suivi sur site
en Mongolie
Aujourd’hui et depuis la 1ère réintroduction de chevaux dans le site semi-clôturé de Seer, à Khomyn Tal en 2004, le troupeau est toujours suivi quotidiennement par une équipe de rangers mongols (suivi sanitaire et comportemental).
Les chevaux dans leur habitat en Mongolie.
Zone de réintroduction de Seer dans le parc national
de Khomyn Tal – Khomyn Tal.
De 2010 à 2022, un.e volontaire français.e était sur place afin de faciliter le lien avec la France et aider au suivi des chevaux.
En 2020, le seuil des 100 chevaux a été franchi dans la réserve mongole (150 en 2025). La même année, la zone de réintroduction ainsi que ses environs, couvrant 410km², acquièrent le statut de parc national de Khomyn Tal. En Mongolie, depuis 2017, la gestion est assurée par notre ONG sœur KTT (Khomyn Talin Takhi) avec laquelle nous collaborons sur des sujets de suivi.
Le Villaret
48150 Hures la Parade
FRANCE
+33 (0)4 66 45 64 43
accueil@takh.org
